Votre rapport
taille / hanche
& risque cardio
Calculez votre RTH, évaluez votre adiposité abdominale et votre morphotype selon les seuils OMS. Complété par le tour de taille seul et l'indice de conicité pour une analyse complète de votre composition corporelle.
Mesurer le tour de taille
Entre la dernière côte et le haut de la crête iliaque (nombril environ), en fin d'expiration normale. Ruban horizontal, non serré.
Mesurer le tour de hanches
Au niveau de la proéminence maximale des fessiers et des hanches, pieds joints. Ruban horizontal, non serré.
Vos mesures
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Rapport taille / hanche
—
Votre morphotype
Votre RTH sur l'échelle OMS
3 indicateurs complémentaires
Aller plus loin
Adiposité abdominale et alimentation
La graisse viscérale répond particulièrement bien à certaines interventions nutritionnelles. Un diététicien diplômé élabore un plan ciblé sur la réduction de l'adiposité abdominale.
Seuils de référence
selon l'OMS et la HAS
Trois indicateurs complémentaires pour une évaluation complète.
Rapport taille/hanche (RTH)
Tour de taille ÷ tour de hanches
Homme
Femme
Tour de taille seul
Indicateur d'adiposité viscérale (HAS/IDF)
Homme (population caucasienne)
Femme (population caucasienne)
Indice de conicité
Vallard & Duclos — corpulence en cône
[0.109 × √(poids/taille)]
Meilleur prédicteur de la graisse viscérale que le RTH seul. Tient compte de la morphologie globale.
RTH, graisse viscérale
et risque cardiovasculaire
Pourquoi le rapport taille/hanche est-il important ?
Le rapport taille/hanche (RTH) est l'un des indicateurs les plus utilisés en médecine préventive pour évaluer la distribution des graisses corporelles et le risque métabolique associé. Il reflète la proportion entre la graisse abdominale (facteur de risque cardiovasculaire) et la graisse périphérique (hanches, cuisses — moins délétère).
Contrairement à l'IMC, qui ne distingue pas la localisation des graisses, le RTH permet d'identifier les personnes à risque même en l'absence de surpoids apparent. Une personne de poids normal peut présenter un RTH élevé (morphotype androïde) avec un risque cardiovasculaire et métabolique significatif — c'est la situation souvent décrite comme "mince mais gras à l'intérieur" (TOFI : Thin Outside Fat Inside).
Graisse sous-cutanée vs graisse viscérale : une différence fondamentale
Toutes les graisses ne sont pas égales sur le plan métabolique. La graisse sous-cutanée (stockée sous la peau, notamment aux hanches et aux cuisses) est relativement inerte d'un point de vue métabolique. La graisse viscérale (logée entre les organes abdominaux) est au contraire métaboliquement très active : elle produit des cytokines pro-inflammatoires, libère des acides gras libres directement dans la veine porte, altère la sensibilité à l'insuline et augmente la production de cortisol.
C'est cette graisse viscérale qui est corrélée au risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de syndrome métabolique, de certains cancers (côlon, sein en post-ménopause) et de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Le tour de taille est son meilleur reflet clinique simple.
Morphotype androïde vs gynoïde : quelles implications ?
Le morphotype androïde (en "pomme") est caractérisé par un stockage des graisses préférentiellement abdominal. Il est prédominant chez l'homme mais aussi chez la femme après la ménopause (baisse des œstrogènes). Il est associé à un risque cardiovasculaire et métabolique significativement plus élevé.
Le morphotype gynoïde (en "poire") est caractérisé par un stockage aux hanches, fesses et cuisses. Il est prédominant chez la femme en âge de procréer sous l'effet des œstrogènes. Bien que moins délétère métaboliquement, il peut être associé à des problèmes circulatoires (insuffisance veineuse, cellulite) et n'est pas protecteur à l'extrême.
Comment réduire la graisse abdominale ? L'approche nutritionnelle
La graisse viscérale répond particulièrement bien aux interventions diététiques et d'activité physique. Les stratégies les plus efficaces documentées sont :
- Réduction des sucres ajoutés et des boissons sucrées — le fructose industriel est métabolisé préférentiellement en triglycérides hépatiques, premier précurseur de la stéatose et de la graisse viscérale.
- Régime méditerranéen — la méta-analyse de Kastorini et al. (2011) montre une réduction significative du tour de taille, du RTH et des marqueurs inflammatoires dans les populations suivant ce profil alimentaire.
- Augmentation des fibres solubles (légumineuses, avoine, pommes) — chaque tranche de 10 g de fibres solubles supplémentaires par jour réduit la graisse viscérale de 3,7 % sur 5 ans selon l'étude CARDIA.
- Limitation de l'alcool — l'alcool est spécifiquement lipogénique pour la graisse viscérale, indépendamment des calories totales.
- Activité physique aérobie — même sans perte de poids nette, 30 min de marche rapide quotidienne réduisent la graisse viscérale de façon mesurable en 12 semaines.
Un diététicien diplômé peut vous proposer un plan nutritionnel personnalisé ciblant spécifiquement la réduction de l'adiposité abdominale.
Risques associés à la graisse viscérale
Maladies cardiovasculaires
Risque ×2 si RTH élevé
Diabète de type 2
Résistance à l'insuline
Syndrome métabolique
Tour de taille critère central
Stéatose hépatique (NAFLD)
Fortement corrélée au RTH
Apnée du sommeil
Tour de cou + adiposité centrale
Aliments anti-graisse viscérale
Calculateurs complémentaires
Avertissement : Le RTH est un indicateur populationnel et statistique. Un RTH élevé seul ne suffit pas à établir un diagnostic. D'autres facteurs (génétique, ethnie, âge, activité physique, bilan biologique) sont indispensables à l'évaluation globale du risque cardiovasculaire. Consultez votre médecin pour un bilan complet.