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Votre rapport
taille / hanche
& risque cardio

Calculez votre RTH, évaluez votre adiposité abdominale et votre morphotype selon les seuils OMS. Complété par le tour de taille seul et l'indice de conicité pour une analyse complète de votre composition corporelle.

Seuils OMS 2011
3 indicateurs complémentaires
Android / Gynoïde
T

Mesurer le tour de taille

Entre la dernière côte et le haut de la crête iliaque (nombril environ), en fin d'expiration normale. Ruban horizontal, non serré.

H

Mesurer le tour de hanches

Au niveau de la proéminence maximale des fessiers et des hanches, pieds joints. Ruban horizontal, non serré.

Vos mesures

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Seuils de référence
selon l'OMS et la HAS

Trois indicateurs complémentaires pour une évaluation complète.

Rapport taille/hanche (RTH)

Tour de taille ÷ tour de hanches

Homme

Risque faible < 0.90
Risque modéré 0.90 – 0.99
Risque élevé ≥ 1.00

Femme

Risque faible < 0.80
Risque modéré 0.80 – 0.84
Risque élevé ≥ 0.85

Tour de taille seul

Indicateur d'adiposité viscérale (HAS/IDF)

Homme (population caucasienne)

Normal < 94 cm
Risque augmenté 94 – 102 cm
Risque élevé > 102 cm

Femme (population caucasienne)

Normal < 80 cm
Risque augmenté 80 – 88 cm
Risque élevé > 88 cm

Indice de conicité

Vallard & Duclos — corpulence en cône

IC = tour taille (m) ÷
[0.109 × √(poids/taille)]
Normal homme < 1.25
Normal femme < 1.18
Adiposité centrale Au-dessus

Meilleur prédicteur de la graisse viscérale que le RTH seul. Tient compte de la morphologie globale.

RTH, graisse viscérale
et risque cardiovasculaire

Pourquoi le rapport taille/hanche est-il important ?

Le rapport taille/hanche (RTH) est l'un des indicateurs les plus utilisés en médecine préventive pour évaluer la distribution des graisses corporelles et le risque métabolique associé. Il reflète la proportion entre la graisse abdominale (facteur de risque cardiovasculaire) et la graisse périphérique (hanches, cuisses — moins délétère).

Contrairement à l'IMC, qui ne distingue pas la localisation des graisses, le RTH permet d'identifier les personnes à risque même en l'absence de surpoids apparent. Une personne de poids normal peut présenter un RTH élevé (morphotype androïde) avec un risque cardiovasculaire et métabolique significatif — c'est la situation souvent décrite comme "mince mais gras à l'intérieur" (TOFI : Thin Outside Fat Inside).

Graisse sous-cutanée vs graisse viscérale : une différence fondamentale

Toutes les graisses ne sont pas égales sur le plan métabolique. La graisse sous-cutanée (stockée sous la peau, notamment aux hanches et aux cuisses) est relativement inerte d'un point de vue métabolique. La graisse viscérale (logée entre les organes abdominaux) est au contraire métaboliquement très active : elle produit des cytokines pro-inflammatoires, libère des acides gras libres directement dans la veine porte, altère la sensibilité à l'insuline et augmente la production de cortisol.

C'est cette graisse viscérale qui est corrélée au risque de diabète de type 2, de maladies cardiovasculaires, de syndrome métabolique, de certains cancers (côlon, sein en post-ménopause) et de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD). Le tour de taille est son meilleur reflet clinique simple.

Morphotype androïde vs gynoïde : quelles implications ?

Le morphotype androïde (en "pomme") est caractérisé par un stockage des graisses préférentiellement abdominal. Il est prédominant chez l'homme mais aussi chez la femme après la ménopause (baisse des œstrogènes). Il est associé à un risque cardiovasculaire et métabolique significativement plus élevé.

Le morphotype gynoïde (en "poire") est caractérisé par un stockage aux hanches, fesses et cuisses. Il est prédominant chez la femme en âge de procréer sous l'effet des œstrogènes. Bien que moins délétère métaboliquement, il peut être associé à des problèmes circulatoires (insuffisance veineuse, cellulite) et n'est pas protecteur à l'extrême.

Comment réduire la graisse abdominale ? L'approche nutritionnelle

La graisse viscérale répond particulièrement bien aux interventions diététiques et d'activité physique. Les stratégies les plus efficaces documentées sont :

  • Réduction des sucres ajoutés et des boissons sucrées — le fructose industriel est métabolisé préférentiellement en triglycérides hépatiques, premier précurseur de la stéatose et de la graisse viscérale.
  • Régime méditerranéen — la méta-analyse de Kastorini et al. (2011) montre une réduction significative du tour de taille, du RTH et des marqueurs inflammatoires dans les populations suivant ce profil alimentaire.
  • Augmentation des fibres solubles (légumineuses, avoine, pommes) — chaque tranche de 10 g de fibres solubles supplémentaires par jour réduit la graisse viscérale de 3,7 % sur 5 ans selon l'étude CARDIA.
  • Limitation de l'alcool — l'alcool est spécifiquement lipogénique pour la graisse viscérale, indépendamment des calories totales.
  • Activité physique aérobie — même sans perte de poids nette, 30 min de marche rapide quotidienne réduisent la graisse viscérale de façon mesurable en 12 semaines.

Un diététicien diplômé peut vous proposer un plan nutritionnel personnalisé ciblant spécifiquement la réduction de l'adiposité abdominale.

Risques associés à la graisse viscérale

🫀

Maladies cardiovasculaires

Risque ×2 si RTH élevé

🩸

Diabète de type 2

Résistance à l'insuline

🧪

Syndrome métabolique

Tour de taille critère central

🫁

Stéatose hépatique (NAFLD)

Fortement corrélée au RTH

😴

Apnée du sommeil

Tour de cou + adiposité centrale

Aliments anti-graisse viscérale

🫐Myrtilles (anthocyanes anti-inflammatoires)
🐟Poissons gras (oméga-3 contre l'inflammation)
🥦Crucifères (sulforaphane, fibres)
🫘Légumineuses (fibres solubles, protéines)
🫒Huile d'olive (oléocanthal anti-inflammatoire)
🍵Thé vert (catéchines, EGCG thermogénique)

Calculateurs complémentaires

Avertissement : Le RTH est un indicateur populationnel et statistique. Un RTH élevé seul ne suffit pas à établir un diagnostic. D'autres facteurs (génétique, ethnie, âge, activité physique, bilan biologique) sont indispensables à l'évaluation globale du risque cardiovasculaire. Consultez votre médecin pour un bilan complet.

Questions
fréquentes

RTH ou IMC : lequel est le meilleur indicateur de risque ?
Les deux sont complémentaires mais le RTH est un meilleur prédicteur de la mortalité cardiovasculaire que l'IMC. Une méta-analyse publiée dans The Lancet (2011) sur 221 000 participants a montré que le tour de taille et le RTH prédisent mieux les événements cardiovasculaires que l'IMC seul. L'IMC ne distingue pas la masse musculaire de la masse grasse, ni la localisation des graisses. En pratique, utiliser les deux ensemble est plus informatif que l'un ou l'autre seul.
Peut-on cibler la perte de graisse abdominale ?
Le "spot reduction" (amincir localement par des exercices ciblés) est un mythe démontré. On ne peut pas choisir où le corps perd ses graisses via l'exercice local. En revanche, certaines approches nutritionnelles et d'activité physique réduisent préférentiellement la graisse viscérale : la restriction calorique modérée, l'exercice aérobie, la réduction des sucres ajoutés et le régime méditerranéen ont montré un effet plus marqué sur la graisse abdominale que sur la graisse périphérique dans plusieurs études contrôlées.
Le RTH change-t-il avec l'âge ?
Oui, le RTH tend à augmenter avec l'âge, principalement en raison d'une redistribution des graisses vers l'abdomen liée aux changements hormonaux. Chez la femme, la ménopause est le tournant majeur : la baisse des œstrogènes entraîne un glissement du morphotype gynoïde vers l'androïde, avec augmentation de la graisse viscérale même sans variation de poids. Chez l'homme, la diminution progressive de la testostérone a un effet similaire. Il est donc normal de constater une évolution du RTH avec l'âge, mais cela ne le rend pas acceptable sur le plan du risque cardiovasculaire.
En combien de temps peut-on réduire son tour de taille ?
La graisse viscérale répond plus rapidement que la graisse sous-cutanée aux interventions. Des études montrent une réduction mesurable du tour de taille dès 8 à 12 semaines de régime méditerranéen + activité physique aérobie. En pratique, compter 1 à 2 cm de tour de taille en moins pour chaque kilo de poids perdu est une estimation raisonnable. Pour une perte de 5 cm de tour de taille, il faut généralement une perte de poids de 3 à 5 kg avec une alimentation adaptée.
Le stress contribue-t-il à la graisse abdominale ?
Oui, par un mécanisme direct. Le cortisol, hormone du stress, stimule préférentiellement le stockage des graisses dans la région abdominale via les récepteurs glucocorticoïdes qui y sont plus concentrés. Le stress chronique élève le cortisol basal, favorise les comportements de compensation alimentaire (craving sucré) et perturbe le sommeil — lequel est lui-même un facteur de prise de graisse viscérale. La gestion du stress et du sommeil est donc une composante à part entière de la réduction de l'adiposité abdominale.

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