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Vos besoins en
protéines, glucides
et lipides

Calculez votre répartition idéale en macronutriments selon votre objectif — perte de poids, maintien ou prise de masse — basée sur les recommandations ANSES et adaptée à votre profil.

Référentiel ANSES 2017
5 profils alimentaires
Répartition par repas

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Les meilleures sources
de chaque macronutriment

Teneur pour 100 g d'aliment — Source : Table Ciqual ANSES 2020

Protéines

4 kcal par gramme

Blanc de poulet31 g
Thon en boîte29 g
Seitan25 g
Cottage cheese11 g
Lentilles cuites9 g
Tofu ferme8 g
Œuf entier13 g

Glucides

4 kcal par gramme

Riz blanc cuit28 g
Pâtes cuites25 g
Flocons d'avoine61 g
Pain complet43 g
Patate douce cuite20 g
Banane22 g
Quinoa cuit21 g

Lipides

9 kcal par gramme

Huile d'olive100 g
Avocat15 g
Amandes52 g
Saumon12 g
Noix65 g
Graines de chia31 g
Beurre de cacahuète50 g

Comprendre les macronutriments
pour mieux les utiliser

Qu'est-ce qu'un macronutriment ?

Les macronutriments — protéines, glucides et lipides — sont les trois grandes familles de nutriments qui fournissent de l'énergie à votre corps. Contrairement aux micronutriments (vitamines, minéraux), ils sont consommés en quantités de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de grammes par jour. Leur dénomination de « macro » renvoie justement à ces quantités importantes.

Chaque macronutriment a une densité calorique spécifique : les protéines et les glucides apportent 4 kcal par gramme, tandis que les lipides en apportent 9 kcal par gramme — soit plus du double. L'alcool, parfois considéré comme un quatrième macronutriment, apporte 7 kcal par gramme sans valeur nutritionnelle.

Protéines : combien en faut-il vraiment ?

L'ANSES recommande un apport minimal de 0,83 g de protéines par kg de poids corporel par jour pour un adulte sédentaire en bonne santé (repère nutritionnel 2017). Ce seuil est très conservateur — il correspond au minimum pour éviter une carence, pas à l'optimum pour la santé.

Pour la plupart des adultes actifs, un apport de 1,2 à 1,6 g/kg est plus approprié. En musculation ou lors d'une perte de poids (pour préserver la masse musculaire), les recherches récentes — notamment la méta-analyse de Morton et al. (2018) publiée dans le British Journal of Sports Medicine — suggèrent un optimum autour de 1,6 g/kg, avec peu de bénéfice au-delà de 2,2 g/kg.

Les protéines végétales ont un score de digestibilité (PDCAAS) généralement inférieur aux protéines animales. Les végétaliens doivent augmenter leur apport d'environ 10–15 % et veiller à combiner des sources variées (légumineuses + céréales) pour couvrir tous les acides aminés essentiels.

Glucides : ennemis ou carburant ?

Les glucides sont le carburant préférentiel du cerveau (qui consomme à lui seul 140 g de glucose par jour) et des muscles lors d'efforts intensifs. L'ANSES recommande qu'ils représentent 40 à 55 % de l'apport énergétique total.

La distinction cruciale est celle entre glucides à index glycémique (IG) bas (légumineuses, céréales complètes, légumes) et glucides à IG élevé (sucres raffinés, pain blanc, sodas). Les premiers entraînent une montée glycémique lente et prolongée, favorisant la satiété et la stabilité énergétique. Les seconds provoquent un pic insulinique rapide suivi d'une hypoglycémie réactionnelle — souvent responsable des fringales.

Les régimes très pauvres en glucides (low-carb, cétogène < 50 g/j) peuvent être efficaces à court terme pour la perte de poids, mais leur maintien à long terme est difficile et leur impact sur la performance sportive d'intensité élevée est négatif. Le choix du profil alimentaire dépend avant tout de vos préférences et de votre tolérance personnelle.

Lipides : les bons et les mauvais gras

Les lipides ne doivent pas être diabolisés. Ils sont essentiels à l'absorption des vitamines liposolubles (A, D, E, K), à la synthèse hormonale et à la protection des organes. L'ANSES recommande qu'ils représentent 35 à 40 % de l'apport énergétique.

La qualité des lipides prime sur la quantité. Les acides gras insaturés — oméga-3 (poissons gras, graines de lin, noix) et oméga-9 (huile d'olive, avocat) — ont des effets cardioprotecteurs démontrés. Les graisses saturées (viande rouge grasse, charcuteries, produits laitiers entiers) doivent être limitées à moins de 12 % des apports. Les acides gras trans industriels (huiles partiellement hydrogénées) sont à proscrire totalement — ils sont liés à un risque cardiovasculaire majeur.

Faut-il compter ses macros au quotidien ?

La flexibilité alimentaire est plus durable que le comptage strict. La recherche montre que les personnes qui maintiennent une alimentation équilibrée à long terme sont celles qui l'ont internalisée sous forme d'habitudes, pas de calculs permanents. Le comptage des macros est un excellent outil d'apprentissage (pendant 2–4 semaines pour développer une référence mentale des aliments), mais pas une pratique à maintenir indéfiniment.

Un diététicien diplômé peut vous aider à construire des habitudes alimentaires durables sans vous enfermer dans une relation anxieuse à la nourriture.

Ratios P/G/L par profil

Standard ANSES
P 20%G 50%L 30%
Sport d'endurance
P 15%G 60%L 25%
Musculation / force
P 30%G 45%L 25%
Végétarien / végétalien
P 18%G 55%L 27%
Low-carb / cétogène
P 30%G 10%L 60%

Avertissement : Ce calculateur fournit des estimations à titre éducatif. Les besoins en macronutriments sont individuels et peuvent varier selon votre état de santé, vos antécédents médicaux, vos éventuels troubles du métabolisme ou de l'alimentation. Ne modifiez pas radicalement votre alimentation sans l'avis d'un professionnel de santé.

Questions
fréquentes

Quelle est la différence entre macronutriments et micronutriments ?
Les macronutriments (protéines, glucides, lipides) sont consommés en grandes quantités (dizaines à centaines de grammes) et fournissent de l'énergie — mesurée en kilocalories. Les micronutriments (vitamines, minéraux, oligo-éléments) sont consommés en infimes quantités (milligrammes, microgrammes) et n'apportent pas d'énergie directement, mais ils sont indispensables à des centaines de réactions biochimiques.
Peut-on maigrir en mangeant plus de protéines ?
Les protéines favorisent la perte de poids par deux mécanismes. D'abord, elles ont l'effet thermique le plus élevé des trois macronutriments : 20 à 30 % des calories ingérées sont dépensées pour les digérer (contre 5–10 % pour les glucides et 0–3 % pour les lipides). Ensuite, elles induisent une satiété plus durable en modulant les hormones de l'appétit (GLP-1, peptide YY). Mais l'excès calorique reste le facteur principal : trop de protéines = prise de poids quand même.
Les glucides font-ils vraiment grossir ?
Non, les glucides en eux-mêmes ne font pas grossir plus que les autres macronutriments. La prise de poids est liée à un excès calorique total, quelle qu'en soit la source. Ce qui pose problème, c'est la consommation excessive de glucides à index glycémique élevé (sucres raffinés, farines blanches) qui stimulent l'insuline, favorisent le stockage des graisses et entretiennent les fringales. Les glucides complexes et les fibres ont l'effet opposé.
Combien de grammes de protéines pour prendre du muscle ?
La méta-analyse de Morton et al. (BJSM, 2018) sur 49 études et 1 800 participants conclut à un optimum de 1,62 g/kg/j, avec un plateau au-delà de 2,2 g/kg/j (aucun bénéfice supplémentaire). La répartition compte autant que la quantité totale : 3 à 4 prises de 20–40 g de protéines par jour maximisent la synthèse protéique musculaire. Un apport excessif (> 3 g/kg) est simplement oxydé comme énergie et n'augmente pas la masse musculaire.
Le régime cétogène est-il dangereux ?
Le régime cétogène (très faible en glucides, < 50 g/j) est contre-indiqué en cas de diabète de type 1, de troubles rénaux, hépatiques, ou de troubles du comportement alimentaire. Il peut provoquer une "grippe cétogène" les 2–3 premières semaines. À long terme, son impact sur la santé cardiovasculaire et rénale reste débattu. La HAS ne le recommande pas comme approche de première intention pour la perte de poids. Il nécessite impérativement un suivi médical et diététique.

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