Alimentation enfants et adolescents

La diversification alimentaire menée par l’enfant (DME) : qu’est-ce que c’est ?

Qu'est-ce que la diversification alimentaire pour bébé (DAB) ? Au cours des 20 dernières années, la diversification alimentaire menée par l'enfant a évolué vers le concept d'une alternative très impor...

La diversification alimentaire menée par l’enfant (DME) : qu’est-ce que c’est ?

Qu'est-ce que la diversification alimentaire pour bébé (DAB) ?

Au cours des 20 dernières années, la diversification alimentaire menée par l'enfant a évolué vers le concept d'une alternative très importante aux purées que vous avez pu apprécier dans votre enfance. C'est ce que l'on appelle la DME, qui signifie la participation de l'enfant à la diversification. La méthode repose sur la notion fondamentale, soutenue par l'OMS (Organisation mondiale de la santé), selon laquelle, à partir de l'âge de 6 à 7 mois environ, l'enfant a besoin d'une quantité suffisante d'aliments solides. La méthode a été saluée pour ses nombreux avantages :
  • Elle présente des avantages tangibles pour la croissance de l'enfant et la stimulation de ses sens
  • Elle permet d'accroître la force de sa motricité fine et d'augmenter son autonomie.
  • D'un point de vue nutritionnel, cette stratégie de diversification de l'EMR peut permettre à votre enfant de consommer ce dont il a besoin physiologiquement et de diminuer son aversion pour la nourriture (c'est quand même génial d'avoir un enfant qui aime les légumes, n'est-ce pas ?)
Le principe de l'EMR est d'introduire les aliments solides plus tôt que d'habitude, et en combinaison avec le lait (maternel ou maternisé). À ce stade, l'enfant est capable de ramasser de petits morceaux tout seul et de les porter à la bouche. La structure de l'aliment ne doit donc pas être trop molle ou trop dure.

Qu'est-ce que la fonction DME dans la vie réelle ?

Si vous voulez vous assurer que votre enfant est prêt à passer par la diversification DME, vous devez savoir que

  • Votre enfant doit être capable de s'asseoir en position verticale et sans appui dans la chaise haute. Il est essentiel d'avoir un bon tonus musculaire afin que l'axe bouche-gorge-œsophage soit droit. Il n'est pas nécessaire de laisser votre enfant apprendre à s'asseoir seul.
  • Votre enfant doit être capable de poser ses pieds sur la tablette lorsqu'il mange, veillez donc à ce que votre chaise d'appoint ou votre chaise haute soit équipée d'une tablette.
  • Il doit être capable de saisir un objet avec ses mains et de le placer dans sa bouche.
  • Il doit avoir accès à une nourriture saine (nous développerons ce point un peu plus loin dans l'article).

Que puis-je faire pour lui présenter des aliments crus ?

  • Vous ne devez préparer que des aliments crus dans son assiette (fleurons de brocolis cuits, boulettes de poulet raisins précuits épluchés et cassés en morceaux...). Ces aliments ne sont ni épicés, ni salés, ni aromatisés avec de la sauce... l'idée est que votre enfant puisse goûter et apprécier les saveurs fraîches. La taille des morceaux ne doit pas dépasser la largeur du poing fermé de votre enfant. Il est important de couper les aliments de manière sûre. Par exemple, une tomate rouge doit être coupée en quartiers pour éviter qu'elle ne se coince dans les voies respiratoires en cas d'accident.
  • Dans l'assiette, veillez à ce qu'il y ait au minimum, un légume vert cuit (ou équivalent) et un ingrédient appelé féculent (pomme de terre très cuite ou crustacés cuits) ainsi que la protéine coupée en petits morceaux (omelette coupée en lamelles, poisson blanc sans arêtes) et un fruit.
  • Au début de l'EMR, il n'est pas encore approprié de lui donner des fruits ou des légumes crus car ils peuvent se décomposer en gros morceaux durs (par exemple la pomme) ou irriter le système digestif du patient.
  • Outre un environnement inhabituel, veillez à introduire les allergènes alimentaires un par un (gluten sésame, noix oeufs, crustacés, moutarde, poisson et arachides, céleri ainsi que mollusques, soja Sulfites et lupin) et à espacer le temps entre chacun d'au moins 3 jours. Le bébé doit avoir goûté à tout, sauf au miel, avant l'âge de 1 an.
  • Gardez-le près de vous tout au long de son repas. Mais laissez-le décider de lui faire confiance, et ayez confiance en sa capacité à manger correctement et convenablement par lui-même. S'il ne consomme pas beaucoup, il est probable qu'il compensera au repas suivant. Soyez attentif à vos sensations de satiété et de faim, car elles sont pures à cet âge et sont également pleinement développées. Vous pouvez l'aider, sans interférence. Soyez attentif à sa courbe de prise de poids ainsi qu'à celle de sa taille, et vous vous sentirez probablement rapidement à l'aise.

Quels sont les autres avantages de la DME ?

  • Si votre bébé fait partie du repas familial, vous pouvez donc prendre un repas en même temps que lui et manger exactement les mêmes aliments que lui. Si vous adaptez le processus de cuisson et de découpe, et vous découvrirez que c'est un gain de temps efficace.
  • Votre bébé développera son autonomie et sa capacité à faire de la motricité fine.

Quels sont les aliments à éviter au début de la diversification des DME ?

  • Les fruits et légumes crus. Ils se briseraient en gros morceaux et ne fondraient pas assez bien dans la bouche. Tous les aliments sont destinés à être écrasés avec le pouce et l'index.
  • Les formes qui présentent un risque Évitez les aliments de forme ronde comme les tomates cerises, les raisins, les myrtilles et les cacahuètes... Servez-les sous une forme sûre comme un muffin, une crêpe ou un flan...
  • Les aliments collants, comme les herbes, la laitue ou la chapelure... Ils provoquent des vomissements.
  • Ne consommez pas de miel avant que votre bébé ait atteint l'âge d'un an. plus vieux. Dans le cas du poisson, de la viande ainsi que des œufs, ils doivent être parfaitement cuits pour réduire le risque de contamination bactérienne. Veillez à retirer les arêtes du poisson.

En termes simples Comment dois-je nourrir mon enfant ?

  • Votre enfant est susceptible de mâcher puis de recracher une partie de la nourriture dans sa bouche. Il peut avoir l'impression de ne pas manger suffisamment, mais c'est ainsi qu'il s'habitue à gérer la bonne quantité de nourriture dans sa bouche.

Quelques informations importantes à connaître si vous envisagez de proposer ce type de diversification à votre enfant ?

  • Le "réflexe nauséeux" Il est crucial d'être conscient de ce réflexe nauséeux, destiné à préserver les voies respiratoires de votre enfant lorsqu'il est contraint d'engloutir des morceaux d'aliments volumineux ou insuffisamment mâchés qu'il a tenté d'avaler.
  • Bien que ce scénario soit assez impressionnant et effrayant, il est important de ne pas réagir de manière excessive, sous peine de représenter un danger pour votre enfant et de provoquer d'autres problèmes. Restez donc calme et faites confiance à votre bébé. Le bébé apprend à manger et à utiliser tous les muscles de sa bouche.
  • Il est fortement recommandé que chaque parent (quelle que soit la méthode utilisée pour le diversifier) suive des cours de secourisme.
  • Il est possible de combiner parfaitement la diversification DME et la diversification plus "classique" (purée et petits pots). Pendant un certain temps, on a cru qu'il n'était pas possible de mélanger le classique avec la diversification DME, et que les bébés risquaient de perdre leur réflexe nauséeux. Un nombre croissant de professionnels de la santé, de diététiciens spécialisés dans la nutrition des enfants et d'orthophonistes spécialisés dans la santé bucco-dentaire s'élèvent contre cette hypothèse non prouvée. Les enfants peuvent passer des morceaux à une compote ou une purée lisse, c'est juste une texture supplémentaire à gérer. Il peut être extrêmement utile dans certaines situations de sortir sa purée, un petit pot, ou même un yaourt !
Au final, la DME n'est pas à privilégier ou à déconseiller par rapport à la diversification traditionnelle. Ce sont simplement deux modes d'introduction différents. C'est à vous de choisir celle qui vous semble la plus confortable pour votre famille et qui est susceptible d'être la meilleure option. Si vous souhaitez en savoir plus, je suis là pour vous aider, vous et votre enfant, dans les premières étapes de sa diversification. Contactez-moi pour rester informé et vous assurer que le processus de diversification de votre enfant se déroule sans heurts (je suis titulaire d'un diplôme de premier cycle en nutrition pour enfants et adolescents).

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