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Le sucre allié ou ennemi ?

Le sucre est-il un allié ou un ennemi ? Voilà une question où il est bien difficile de répondre. En effet, le sucre est un aliment non négligeable de notre alimentation. Source d’énergie il peut au...

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Inès Adour
· màj 29 avril 2026

Le sucre est-il un allié ou un ennemi ? Voilà une question où il est bien difficile de répondre. En effet, le sucre est un aliment non négligeable de notre alimentation. Source d’énergie il peut aussi malheureusement être source de soucis de santé. Nous allons voir d’abord qu’est-ce qu'un sucre et pourquoi ce dernier peut causer certains problèmes.

Le sucre

Le sucre est avant tout une source d’énergie, les sucres consommés permettent de donner de l’énergie au corps mais aussi au cerveau. Dans l’alimentation ce sont les fameux glucides. En fonction de sa forme il peut se trouver dans différents aliments sous différents noms. Fructose pour les fruits, saccharose dans la canne à sucre pour faire le fameux sucre blanc des gâteaux, boissons sucrées. Il est aussi présent sous forme d’amidon dans les pommes de terre ou encore de glucides complexes dans les pâtes.

Mais alors pourquoi dit-on que le sucre est mauvais pour la santé ?

Comme nous l’avons vu le sucre est une source d’énergie et notre corps en a besoin si l’on ne veut pas se trouver dans une position ou on manque d’énergie pour notre journée. Alors pourquoi certains nutritionnistes mettent en garde contre les dangers du sucre ?

Tout d’abord il faut savoir que l’on juge la rapidité d’absorption du sucre dans notre sang grâce à ce que l’on appelle l’index glycémique. C’est une échelle allant de 0 à 100. Le fructose à par exemple un IG de 23 et le sucre du pain blanc lui 90. Plus l’index glycémique est élevé et plus le taux de sucre dans le sang sera élevé rapidement. Pour empêcher ce phénomène le corps va alors sécréter une hormone, l’insuline. Pour faire baisser le sucre dans le sang, l’insuline va agir sur notre corps et faire stocker ce sucre dans les tissus adipeux. Associés à cela, les sucres simples comme le sucre blanc ont un pouvoir addictif. Plus l’on consomme du sucre simple, le saccharose par exemple, plus notre cerveau va en redemander. Hors ces derniers sont des sucres à index glycémique élevé généralement. Il y a donc un effet pervers, car en dehors d’une activité physique intensive nécessitant un besoin en énergie ces sucres vont être stockés sous forme de graisse. Le dextrose par exemple est un sucre ultra-rapide qui a un ig de 100 et qui est utilisé par les sportifs juste avant une séance. Cependant bien souvent ces sucres sont associés à des aliments ne présentant pas de bonnes vitamines, minéraux et sont remplis de mauvais conservateurs.


On arrive donc à un mode de consommation ou beaucoup de personnes détériore leur santé en mangeant des produits transformés composés de mauvais sucre à IG élevés pouvant entraîner des diabètes et autres maladies. En revanche, bien consommer, dans de bons aliments comme les pâtes complètes ou les fruits et légumes, les sucres sont des alliés essentiels pour votre corps. Tout est donc ici une question de dosage et de choix d’aliments si vous voulez faire des sucres vos alliés santés ou des ennemis.

Rédigé par

Inès Adour

<p>Je m'appelle <strong>Inès Adour</strong>, diététicienne-nutritionniste diplômée d'État depuis 2011. Mon parcours associe formation initiale et expertise santé publique : BTS Diététique au Lycée François Rabelais (Paris 11e, 2011), Diplôme Universitaire « Obésité, biologie, prise en charge » à la Sorbonne (Faculté de Médecine, 2014), Master 2 « Santé Publique – Nutrition » à l'École des Hautes Études en Santé Publique (EHESP, Rennes, 2018).</p> <p>J'ai exercé cinq ans en consultation hospitalière au sein d'un service d'endocrinologie-nutrition (Hôpital Bichat, Paris) et trois ans en cabinet libéral spécialisé dans l'accompagnement des troubles du comportement alimentaire et du surpoids.</p> <p>Pour <em>Diététicienne Nutritionniste</em>, je rédige et relis les articles sur la perte de poids, les TCA (anorexie, boulimie, hyperphagie, orthorexie), la chirurgie bariatrique et l'éducation thérapeutique du patient. Je m'appuie sur les recommandations de la <a href="https://www.has-sante.fr/" rel="noopener" target="_blank">HAS</a>, l'<a href="https://www.anses.fr/" rel="noopener" target="_blank">ANSES</a>, et les protocoles de la <a href="https://www.gros.org/" rel="noopener" target="_blank">Société Française de Nutrition (SFN)</a> et du Groupe de Réflexion sur l'Obésité et le Surpoids (GROS).</p> <p>Membre de l'<a href="https://www.afdn.org/" rel="noopener" target="_blank">AFDN</a>.</p>

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