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Pénuries alimentaires en 2023 : voici ce que qu'il faut craindre

Avec la population mondiale en constante augmentation et l'accélération du changement climatique, les pénuries alimentaires sont un sujet de préoccupation majeur. La nourriture se fait rare sur les ét...

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Claire Bénard
· màj 29 avril 2026

Avec la population mondiale en constante augmentation et l'accélération du changement climatique, les pénuries alimentaires sont un sujet de préoccupation majeur. La nourriture se fait rare sur les étagères des magasins en raison de la guerre en Ukraine, des prix de l'énergie et des difficultés d'approvisionnement. Ce phénomène pourrait se poursuivre et même s'aggraver d'ici à 2023.

Les causes possibles des pénuries alimentaires en 2023

En 2022, l'inflation, le conflit en Europe de l'Est et les perturbations climatiques ont créé de nombreuses situations de pénurie. Ainsi, les effets de l'inflation se feront encore sentir en 2023 et l'achat de produits alimentaires, d'hygiène et d'entretien continuera de peser lourdement sur le budget des Français. En effet, les prix de ces produits ont connu une flambée historique ces derniers mois : +11% en seulement un an. Selon différentes enquêtes, cette tendance à la hausse devrait se poursuivre dans les prochains mois. Il sera de plus en plus difficile d’avoir une alimentation saine.

Quels sont les produits qui pourraient connaître une pénurie en 2023 ?

La viande rouge

En 2023, les amateurs de côte de bœuf ou de rôti de veau auront de quoi être mécontents. L'été 2022, particulièrement chaud et sec, a mis à mal le secteur agricole. Pour nourrir leurs animaux, les éleveurs ont été contraints de se tourner vers les céréales, dont les prix ont flambé en raison de la guerre en Ukraine. Pour y remédier, certains agriculteurs ont réduit leurs troupeaux. Cela pourrait entraîner une pénurie dans les rayons des supermarchés et une hausse des prix.

Le riz

pénurie de riz

Le Syndicat de la rizerie de France (SRF) s'inquiète de la probabilité d'une pénurie de riz dans nos supermarchés dès le mois de février. En effet, Thierry Liévin, le président du SRF, a déclaré à France Info qu'il s'inquiète de l'approvisionnement en riz basmati. Ce dernier représente 45% de la consommation de riz en France. Selon lui, il y aura des ruptures d'approvisionnement pendant un ou deux mois. Cela est dû aux mauvaises récoltes en Asie et aux difficultés d'acheminement du produit vers les ports pour l'exportation.

Pois chiches

Malheureusement, la situation du pois chiche va encore se détériorer en 2023. Impactée par la guerre en Ukraine et les mauvaises conditions climatiques, cette légumineuse, très appréciée des végétariens, se fera de plus en plus rare dans nos rayons. Le groupe Système U en a pris la mesure et a décidé à l'automne dernier de ne plus produire de pois chiches sous sa marque. Dominique Schelcher, président du groupe, a expliqué sur France Info : "l'augmentation demandée était beaucoup trop importante. Et nous pensons qu'à ce prix-là, nous ne vendons plus". Il semble que ce produit va peut-être disparaître complètement des rayons pendant un certain temps. On rencontrera probablement très peu de nouveaux aliments dans les allées des supermarchés cette année.

Champignons

Dominique Schelcher déplore que trouver des champignons à un prix raisonnable parais être devenu un casse-tête pour les distributeurs. Parce qu'ils sont trop chers pour certains détaillants, il n'est plus intéressant pour eux de les mettre en rayon. En effet, il n'y a aucune garantie qu'ils soient vendus. "C'est le genre de décision que nous prenons", déplore-t-il.

Moutarde, pain et farine

Selon le PDG de Reine de Dijon, troisième producteur français de moutarde, les pénuries de 2022 (huile de tournesol, moutarde, pain, céréales...) devraient se poursuivre tout au long de cette année. Il faut attendre jusqu'en 2024 pour retrouver des prix de marché normaux et un approvisionnement régulier. À ce rythme, on pourrait manquer de quoi faire nos repas de Pâques.

Les pénuries alimentaires sont de plus en plus préoccupantes et nous nous dirigeons vers une possible pénurie alimentaire en 2023.

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Rédigé par

Claire Bénard

<p>Je m'appelle <strong>Claire Bénard</strong>, diététicienne-nutritionniste diplômée d'État depuis 2010. Mon parcours a débuté par un DUT Génie Biologique option Diététique à l'IUT Lyon-Sud (Université Claude Bernard Lyon 1), complété en 2013 par un Diplôme Universitaire « Nutrition et activité physique » à l'Université de Bourgogne-Franche-Comté.</p> <p>Après trois années en restauration collective hospitalière dans le Rhône, j'ai rejoint un cabinet pluridisciplinaire où j'ai accompagné plus de 1 800 patient·e·s en nutrition du quotidien, suivi du surpoids, troubles du comportement alimentaire et nutrition de l'enfant. Je suis membre de l'<a href="https://www.afdn.org/" rel="noopener" target="_blank">Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN)</a> et signataire de la charte d'éthique professionnelle.</p> <p>Pour <em>Diététicienne Nutritionniste</em>, je relis et coordonne les articles de vulgarisation à partir de sources institutionnelles françaises : <a href="https://www.anses.fr/" rel="noopener" target="_blank">ANSES</a>, <a href="https://www.santepubliquefrance.fr/" rel="noopener" target="_blank">Santé Publique France</a>, <a href="https://www.has-sante.fr/" rel="noopener" target="_blank">HAS</a>, <a href="https://www.mangerbouger.fr/" rel="noopener" target="_blank">Programme National Nutrition Santé (PNNS)</a> et <a href="https://www.inrs.fr/" rel="noopener" target="_blank">INRS</a>.</p> <p><strong>Avertissement :</strong> les contenus publiés sur ce site ont une vocation purement informative. Ils ne se substituent jamais à une consultation médicale ou à un bilan diététique individualisé. La profession de diététicien·ne-nutritionniste est réglementée en France (article L4371-1 du Code de la santé publique) ; vous pouvez vérifier l'inscription ADELI d'un·e praticien·ne sur <a href="https://annuaire.sante.fr/" rel="noopener" target="_blank">annuaire.sante.fr</a>.</p>

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