Si j'ai choisi de parler d'orthorexie aujourd'hui, c'est parce que ce terme peu avenant et peu connu cache un problème réel qui touche davantage de personnes. Certains de mes patients viennent me voir pour diverses raisons. Mais, la racine du problème est en fait le trouble du comportement alimentaire (TCA).
Quelle est la signification de l'orthorexie ?
Il s'agit avant tout d'un trouble alimentaire, selon la classification DSM V.
Il peut être défini succinctement de la manière suivante : L'orthorexie (du grec orthos, "correct", et orexis, "appétit") englobe une variété d'habitudes alimentaires qui se caractérisent par un désir obsessionnel de consommer des aliments considérés comme sains, d'où un rejet continu des aliments qu'ils perçoivent comme malsains.
Aussi, avec des motifs variés, les personnes commencent à éliminer certains aliments et éventuellement des groupes alimentaires entiers de leur alimentation. Parfois, c'est l'angoisse de manger des aliments qui ne sont pas "sains" pour la santé. Dans le passé, on craignait les aliments considérés comme diaboliques et susceptibles de provoquer une prise de poids. Parfois, l'hypothèse que certains aliments provoquent des maladies organiques.
C'est-à-dire que lorsque le besoin de manger sainement devient un problème, il peut se transformer en pathologique. Bref, il y a autant de causes à exclure qu'il y a de personnes.
Les femmes et les hommes sont tous deux touchés par l'orthorexie.
Quelle est la source de l'orthorexie ?
À une époque où manger n'a jamais été aussi accessible et où la sécurité alimentaire n'a jamais été aussi évidente sur le plan administratif, de plus en plus de personnes doutent...
Ils s'interrogent sur leurs doutes quant à la qualité des ingrédients qui entrent dans la composition. Ils s'interrogent sur la provenance de certains d'entre eux. Ils sont sceptiques quant à leur impact sur le corps humain. Des doutes qui sont facilement repris dans un média particulier ou par des personnes non qualifiées qui n'ont pas de formation médicale, par exemple certains hypnothérapeutes, naturopathes et coachs, et d'autres autoproclamés, qui ne possèdent pas de certificats reconnus par l'Etat. Des doutes qui peuvent trouver leur origine dans des émissions de télévision qui contiennent un certain nombre d'images choquantes. Des doutes qui sont souvent propagés et entretenus par des soi-disant professionnels qui sont essentiellement des escrocs.
Cependant, si l'on prend du recul et que l'on examine des publications et des recherches scientifiques et bien documentées, on constate généralement que ces inquiétudes et exclusions ne sont pas vraies.
Un professeur de nutrition a partagé un exemple dont tout le monde pourrait être capable. Si je suis d'avis que le train est le mode de transport le plus dangereux et que je sais que si un incident ou un accident, rapporté par les médias ou le public, se produit dans les trains, cela exacerbe mes craintes. Et comme je n'utilise pas le train, je serai certain que c'est la raison pour laquelle je suis en sécurité. Il me sera alors difficile de prendre le train. Il me sera impossible de confirmer que je peux prendre le train en toute tranquillité, comme des millions d'autres personnes.
L'orthorexie est basée sur le même schéma.
Y a-t-il des risques pour la santé liés au trouble alimentaire ?
Le premier danger, comme pour tous les troubles alimentaires, est le risque psychologique. La peur, l'aversion pour certains comportements sociaux par exemple, le refus des invitations, l'expression de la frustration et bien d'autres encore.
La troisième partie est biologique. En évitant les bons aliments et en évitant certains aliments, nous pouvons finir par "casser" notre corps. Ils font plus de mal que de bien. Sachez que l'orthorexie peut conduire à l'anorexie...
Si vous vous sentez enchaîné dans vos habitudes alimentaires, je suis là pour vous aider lors d'un rendez-vous dans mon cabinet ou lors d'une consultation en ligne. En tant que nutritionniste et diététicienne, je suis experte dans le traitement des TOC ainsi que de l'orthorexie et je peux vous proposer des solutions. Ce n'est pas une condamnation à mort. Discutons-en !